Nos bulles
Naissance
D’une bulle
Avant d’être symbole de fête, la bulle apparut par surprise.
Autrefois, il arrivait que l’on mette en bouteille des vins dont la fermentation n’était pas encore achevée. La douceur des températures du printemps relançait alors l’action des levures, et la libération du gaz carbonique.
Considéré comme un accident heureux, les premiers vins pétillant voient le jour.
La maitrise du geste
L’essor dans les années 1950
L’après-guerre voit naître une nouvelle ère pour les effervescents. Les caves se modernisent, les connaissances œnologiques s’affinent, et la méthode traditionnelle s’impose comme la référence.
C’est une révolution : désormais, le pétillant n’est plus le fruit du hasard, mais celui d’un savoir-faire précis.
Chez Maison Laudacius, nous sommes particulièrement attachés aux notions de tradition, de précision et de partage.
La méthode traditionnelle
Première fermentation : révéler le Chenin blanc
La première étape de transformation, celle du jus en vin, se déroule en cuve. Il s’agit de la fermentation alcoolique : les sucres présents dans le jus se transforment sous l’action des levures, produisant de l’alcool et du gaz carbonique.
Le Chenin Blanc révèle ici tout son potentiel : une belle acidité, des notes d’agrumes, de fleurs blanche et une tension qui soutiendra la bulle dans le temps.
L'Art de l'assemblage
Avant la seconde fermentation, vient le temps de l’assemblage.
Cette étape consiste à réunir les vins issus de différentes parcelles de Chenin blanc, et intégrer des vins de réserve provenant de millésimes antérieurs.
Cet équilibre entre jeunesse et maturité d’élevage assure la continuité du style Maison Laudacius, tout en offrant profondeur et complexité.
Prise de mousse : naissance de la bulle
L’assemblage est ensuite mis en bouteille avec une liqueur de tirage — un mélange de vin, de sucre et de levures. La seconde fermentation commence : c’est la prise de mousse. Le gaz carbonique se forme et reste emprisonné, donnant vie à la bulle.
Les bouteilles reposent alors sur lattes (de 12 à 36 mois), dans la fraîcheur de nos caves. C’est là, loin du bruit du monde, que le vin s’affine, lentement.
Durant cette période, les levures libèrent des arômes fruités, parfois floraux ou même briochés.
La bulle s’arrondit, gagne en élégance et en finesse.
Le remuage et le dégorgement viennent parfaire l’ouvrage, avant le dosage final, qui déterminera le caractère de chacune de nos cuvées (Extra brut, Brut ou Demi-sec).
Rigueur et exigence : la signature de nos bulles
- Rendements maîtrisés : nos vignes sont conduites de manière à privilégier la concentration plutôt que la quantité.
- Maîtrise de l’état sanitaire des vignes : la vitalité des sols et des ceps est essentielle à la pureté du vin.
- Gestion précise de la maturité : les raisins destinés à nos bulles atteignent un degré maximal de 11.5° d’alcool potentiel en fonction des millésimes, gage d’équilibre entre tension et richesse aromatique.
- Gestion du pressurage : respectueux du fruit, il extrait les jus les plus fins, essentiels à la qualité et à la délicatesse de la mousse.
- Assemblages sur vins de réserve : nous cultivons la mémoire des millésimes passés, pour que chaque bulle soit à la fois le reflet du présent et l’écho du temps.